La testostérone est un pilier au sein de la communauté sportive qui occupe une place centrale dans les discussions sur le développement musculaire et la performance physique.
Comprendre son fonctionnement et les facteurs qui influencent son niveau peut aider à optimiser sa production de manière naturelle pour en tirer un maximum d’effets bénéfiques, tant sur les performances sportives que sur la santé.
Cet article explore son rôle, les facteurs qui impactent son équilibre, et comment maintenir un taux optimal.
Sommaire
Qu’est-ce que la testostérone ?
La testostérone est une hormone stéroïdienne anabolisante principalement synthétisée dans les gonades masculines.
Ce processus est initié par la libération de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) par l’hypothalamus, situé à la base du cerveau.
La GnRH signale ensuite aux gonadotropes situés dans l’hypophyse antérieure de libérer l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculostimulante (FSH).
La LH va transformer le cholestérol en testostérone via un processus complexe (composé de 5 étapes) qui se produit dans les cellules de Leydig. La FSH vaquant à elle stimuler les cellules de Sertoli pour produire des spermatozoïdes.

Une fois sécrétée, la testostérone va influencer plusieurs organes :

- Les tissus adipeux,
- Les muscles,
- Le foie,
- Les os,
- La peau.
En fonction de la quantité de testostérone en circulation dans le corps, les effets seront plus ou moins importants, entre autre sur la densité osseuse ou la croissance musculaire.
Quel est le taux normal de testostérone chez l’homme ?
Le niveau normal de testostérone peut varier en fonction de facteurs tels que l’âge, le sexe et la santé individuelle. Bien que la testostérone diminue en moyenne après l’âge de 30 ans, ce déclin n’est pas une fatalité. De nombreux hommes plus âgés conservent des taux de testostérone comparables à ceux de jeunes adultes. Ce phénomène est souvent lié à des habitudes de vie spécifiques qui soutiennent la production naturelle de testostérone.
Chez les hommes adultes, les niveaux typiques de testostérone totale se situent généralement entre 300 et 1 000 nanogrammes par décilitre (ng/dL). Cependant, il est crucial de noter que ce qui est considéré comme “normal” peut varier d’un laboratoire à l’autre, et des variations individuelles existent.
La testostérone totale se décompose en 3 parties :
- La testostérone libre ~2%,
- celle transportée par l’albumine (faiblement liée et disponible moins facilement que la testostérone libre) ~48%,
- celle transportée par la SHBG (sex-hormone binding globuline, ou globuline liant les hormones sexuelles), plus fortement liée ~50%.

La testostérone biodisponible reflète la testostérone qui est facilement disponible et capable d’agir sur les tissus. Il est logique que la testostérone libre entre dans cette catégorie, puisqu’elle peut se lier aux récepteurs cellulaires à sa guise.
Mais la testostérone liée à l’albumine est également considérée comme biodisponible. En effet, la liaison testostérone-albumine est facilement réversible, ce qui signifie que la testostérone passe fréquemment d’une forme active à une forme inactive. Cet effet est plus important chez les hommes, car une plus grande proportion de leur testostérone se lie à l’albumine.
La testostérone restante est liée à la SHBG et cette liaison est plus sécurisée. Cela signifie que des niveaux élevés de SHBG peuvent réduire les niveaux de testostérone libre et biodisponible
Il est tout à fait possible d’avoir un taux de testostérone totale élevé tout en ayant un taux de testostérone libre très faible, ce qui peut déclencher des symptômes associés à un faible taux de testostérone.
L’inverse est également vrai : les niveaux de testostérone totale peuvent paraître faibles lorsque les niveaux de testostérone libre se situent dans la plage normale. Cela se voit le plus souvent chez les hommes dans le développement d’une résistance à l’insuline (obésité ou diabète), qui entraîne souvent une baisse des taux de SHBG. Par conséquent, moins de testostérone est liée aux protéines.
Pourquoi optimiser son taux de testostérone ?
Pour tout sportif, professionnel ou amateur, la testostérone est un axe d’amélioration constamment développé, pour une raison bien précise.
L’étude la plus célèbre sur cette hormone a été réalisée en 1996 par Bhasin et al. Ils ont réparti 43 sujets en 4 groupes :
- Groupe 1 : sans entrainement ni stéroïdes,
- Groupe 2 : avec entrainement, sans stéroïdes,
- Groupe 3 : avec entrainement ET stéroïdes,
- Groupe 4 : sans entrainement, AVEC stéroïdes.

Après 10 semaines, les résultats étaient les suivants :

- Groupe 1 : gain de masse musculaire négligeable,
- Groupe 2 : 2 k
